janvier 2011
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“Le charme de Veronica, c’était elle-même. La courbe de ses épaules,...”
–  Bruno Forestier (Michel Subor) Le Petit Soldat, Jean-Luc Godard, 1960
Jan 31
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Jan 31
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Jan 31
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Jan 31
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Paul: John t'a certainement parlé de notre sœur Claire ? Non ? Faut pas lui en vouloir, certains silences sont comme des sagesses, tu sais. Bref, nous avions une sœur. Claire. Et je me souviens d'elle... Une ou deux fois par mois, elle passait des journées entières le nez dans un mouchoir à pleurnicher. Rien ne pouvait la détourner de son chagrin. Ni les meilleures blagues, les grandes confessions. Toute tentative de la distraire était vaine. C'est parce qu'il n'y avait pas de raison à ses pleurs - c'est elle-même qui le disait - sinon une tristesse très vieille, si vieille qu'elle l'avait probablement ressentie la première fois dans une vie antérieure, au Moyen-Âge ou au temps des rois fainéants. Et depuis vois-tu, cette tristesse revenait, à fréquence régulière. Impossible pour Claire d'y échapper. Inutile. Elle appelait ça ses jours de chiale, elle les accueillait en rigolant comme des cousines. Mais ses yeux restaient mouillés. J'aurais pu l'étrangler ces jours-là, à ne pas pouvoir l'aider. Je me sentais tellement humilié, comme si elle me forçait à éprouver mon impuissance devant le malheur des autres.
Alice: Tu veux dire qu'elle pleurait pour t'énerver ?
Paul: Je prétends pas que c'était contre moi. Mais juste elle pleurait. Comme un bouddha ou une divinité du genre. Et c'est impossible pour les autres d'admettre qu'on puisse pleurer de cette manière-là, avec ce sourire. Et puis un jour Claire s'est tuée, elle avait dix-sept ans. Et tout le monde a été tellement surpris... Je t'assure : avant le chagrin, c'est l'étonnement qui est arrivé dans notre maison. Elle était belle ma sœur, et heureuse. Et tout avec elle se faisait en communion. Tu comprends ? Elle partageait tout. Si ce n'est ça, justement : ses jours de chiale. Et moi je crois que ce sont ses très vieilles tristesse qui l'ont tuée. Je crois qu'on sous-estime énormément notre tristesse en général. On meurt toujours de tristesse en fait.
Alice: Tu veux dire que la tristesse est installée en nous dès notre naissance ?
Paul: Oui.
Alice: Comme la couleur des yeux ?
Paul: Oui, exactement. Et c'est pour ca qu'il faut en prendre soin. Et pour ce soin, les autres ne peuvent rien. Personne ne peut rien contre ou pour notre couleur des yeux. Aussi, je pense qu'il serait juste que je te laisse prendre soin toute seule de ta tristesse.
Dans Paris, Christophe Honoré, 2006
Jan 30
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Jan 30
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Jan 30
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Jan 30
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“Some people, you know, they - they can distract themselves with ambitions and...”
– Allie (Chris Parker) Permanent Vacation, Jim Jarmusch, 1980
Jan 30
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Jan 24
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Jan 21
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Jan 20
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L'ami d'Erwann: Ca va ?
Erwann: Excellent début de journée en ce qui me concerne.
L'ami d'Erwann: Comment tu peux vivre des trucs avant 8 heures du mat' ?
Erwann: Il va faire beau comme jamais. T'as fait l'anglais ?
L'ami d'Erwann: Non, par contre j'ai lu Aragon. Le Cri du Butor.
Erwann: Non, s'il te plaît, ne gâche pas tout.
L'ami d'Erwann: Il fait beau comme jamais, c’est un temps contre nature, comme le ciel des peintures, un temps fort comme une femme, un temps à damner son âme, il fait beau comme jamais, un temps à rire et courir, un temps à ne pas mourir, un temps à craindre le pire.
Erwann: Arrête-toi, je t'en supplie arrête-toi.
L'ami d'Erwann: Sur les berges de la Seine un midi des jeunes gens : Michel avec Madeleine, Pierre avec Jeanne, et Germaine qui se promène avec Jean. Si le ciel est plein d'oiseaux, qu'est-ce que cela peut faire ? Le feu qui brûle en enfer, où allez vous, où allez-vous, hirondelles ? disent-ils, est-ce enfin le mois d'avril ?
Les Chansons d'Amour, Christophe Honoré, 2007
Jan 17
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Jan 12
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Jan 12
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La Frontière De L’Aube, Philippe Garrel, 2008
Jan 11
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Jan 11
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Jan 10
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Jan 10
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Jan 9
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Jan 7
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Werner Schroeter (1945-2010)
Tag Der Idioten (Day of the Idiots), 1982 Der Rosenkönig (The Rose King), 1984 Les Flocons d’Or (Goldfloken), 1973-1976
Jan 7
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Jan 5
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Jan 4
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Jan 4
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“Le souvenir du bonheur, c’est peut-être encore du bonheur.”
– Agnès Varda
Jan 4
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“Vouloir le bonheur, c’est déjà un peu le bonheur.”
– Roland Cassard (Marc Michel) Lola, Jacques Demy, 1961
Jan 2
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Jan 2
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Jan 2
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Jan 2
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“If you are truly wild at heart, you’ll fight for your dreams. Don’t...”
– The Good Witch (Sheryl Lee) Wild At Heart, David Lynch, 1990
Jan 2
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Jan 2
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